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Samedi 23 février 2008
On n'a pas trouvé meilleur remède, pour se remettre d'un temps maussade, que d'aller au cinéma. Le temps d'un film, un glace dans une main, les pop-corn (sucrés!) dans l'autre, on rit, on pleure, on halète, on sursaute au gré des images qui défilent sur la toile.

C'est encore plus vrai quand le film a reçu une bonne critique et que les acteurs sont beaux. L'envie de rire, de pleurer, d'haleter, de soupirer, de sursauter avec eux, voire plus si affinités se fait plus pressante.

C'est ainsi que je me suis retrouvée calée sur mon fauteuil rouge, un Magnum double chocolat dans une main, les lunettes vissées sur le nez, plongée dans le Paris de Cédric Klapisch. Le film, qui a bénéficié d'une très large publicité dans les médias a été présenté comme un vrai petit bijou, et le talent du réalisateur, qui s'intéresse aux petites histoires des uns et des autres a été mis en avant.

Romain-Duris.jpg "Paris", coup de coeur du Maire Delanoë, se voulait un manifeste pour la vie. En réalité, Romain Duris s'intéresse très peu à sa jolie voisine (Mélanie Laurent) qui se montrera cruelle avec un Fabrice Luchini un peu jaloux de son frère Françoit Cluzet qui fait des rêves bizarres. Juliette Binoche, sublime quelque soit le temps, réussit à être super sexy en nous faisant un strip tease habillée d'un jean à la coupe douteuse, d'une chemise aux carreaux douteux et d'une paire de Puma, loin de l'émoi que peuvent susciter des talons hauts. Bravo l'actrice.
Le film est donc une série de saynètes mises bout à bout, entrecoupées de plans de Paris (un peu troublant quand on connait très bien la ville et qu'on a envie de passer à autre chose). Le plus étrange, ce sont peut-être ces plans sans aucun son (parole, musique, bruit de fond), qui mettent un peu mal à l'aise, car la Nature, dit-on, a horreur du vide.

Un film long, ni bien ni nul et sans réelle fin. Un film sauvé par l'énergie folle de Luchini et par l'excellence du jeu de Juliette Binoche. Un film plus triste que tourné vers la vie, plus proche de la fatalité de l'existence que du Carpe Diem.

D'ailleurs quand j'y pense, la salle n'était pas pleine...
Par Audrey Carole - Publié dans : Actualité
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